Grand succès pour le deuxième CinéMARDI de la Transition Écologique !

Merci aux très nombreux spectateurs !
Près de 160 personnes sont venues assister à la diffusion de “Mal-hêtre, enquête sur la forêt française” hier soir au cinéma KLUB à Metz.

Un débat riche en contenu, avec des intervenants de grande qualité : Didier Daclin, Alain Lefeuvre, François Lukas et François Vernier, a répondu à une inquiétude palpable du public, concernant l’avenir de la forêt.
Face à la surexploitation, la perte de la biodiversité ou l’impact sur le changement climatique, chacun reconnaissait l’urgence d’agir pour la forêt et la planète.

 

“Paul-Aurélien Combre et Samuel Raffier-Bertrand ont un immense mérite : leur documentaire expose enfin un état des lieux sans complaisance de la réalité de la forêt française. Humour souvent noir, pédagogie limpide, réactions des uns et des autres y compris au plus haut sommet de l’État – quel grand moment quand l’ex-ministre de l’Agriculture et de la Forêt Stéphane Le Foll affirme que la sylve nationale doit d’abord être productive ! – le duo a réalisé un travail d’enquête minutieux qui efface les stéréotypes (il faut remonter à la conquête des Gaules pour trouver trace de la forêt primaire) tout  en donnant à réfléchir. Car la forêt dans l’Hexagone, c’est compliqué. Déjà parce qu’elle est majoritairement privée et répartie en microparcelles souvent laissées à l’abandon par leurs propriétaires. Ensuite parce que son caractère est multifonctionnel : environnemental, économique et social. Trois piliers difficiles d’équilibrer. Par exemple, dans le Morvan ou les Landes, les auteurs ont vus les limites des monopeuplements en résineux, douglas ou pins maritimes, plantés pour la production intensive de bois, comme ils ont su montrer à l’inverse la pertinence de la gestion d’un massif en futaie irrégulière, une option qui profite tant à la biodiversité qu’au sylviculteur. N’empêche, il ressort de leur enquête que les orientations actuelles de la filière forestière ne jurent que par une notion économique et financière dopée par la multiplication de centrales à biomasse et leur voracité en bois-énergie, voire l’approvisionnement des circuits extérieurs : malgré les cris d’orfraie de la profession personne n’est parvenu à endiguer le pillage des grumes de chênes par la Chine. Une essence que l’Empire du Milieu nous renvoie sous la forme de lames de parquet vendues à prix cassées dans les grandes surfaces spécialisées…” 

Malaise au coin du boisPatrice COSTA

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